Je porte une affection particulière pour les artistes "trastouts". Van Gogh, Khalo, Bowie, Parr... pas Koons, pas Veilhan. Ces artistes qui débordent, qui dérapent, qui n'ont pas l'air net. Et je me souviens du goût lourd et âpre que m'avait donné la visite de l'exposition "Van Gogh / Artaud. Le suicidé de la société au musée d'Orsay" : le nom Van Gogh avait peut être attiré un large public, mais à entendre les remarques : "j'ai fait Van Gogh à Amesterdam", '"j'aime bien celui-ci"... j'ai l'impression que beaucoup sont passés à côté du sujet.
Peut être que les artistes "trastouts" se battent contre leurs désordres, les ordres que l'on tentent de leur imposer, les ordres qui les entraves mais qui leur permettraient de rétablir un équilibre ... Peut être que dans ce désordre on peut ressentir l'envie d'échapper de l'ordre social qui ne peut pas prendre en compte leur sensibilité : désobéissance fonctionnelle. Ce n'est pas de la rébellion, une réaction, c'est juste que cela ne rentre pas dans le cadre.
Un objet de l'adolescence, du désordre et de la désobéissance dont je suis assez nostalgique : la K7. Ces K7 où tout était entremêlé: déclarations d'amours et grosses colères, enregistrements du temps présent intempestifs, non contrôlés et gravés... les K7 me manquent


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